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Archive pour la catégorie « GEORGES MOUSTAKI »

Georges Moustaki et Barbara – La dame brune

 Pour une longue dame brune, j’ai inventé
Une chanson au clair de la lune, quelques couplets.
Si jamais elle l’entend un jour, elle saura
Que c’est une chanson d’amour pour elle et moi.
Je suis la longue dame brune que tu attends.
Je suis la longue dame brune et je t’entends.
Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi.
Ta guitare, orgue de fortune, guide mes pas.
Pierrot m’avait prêté sa plume ce matin-là.
A ma guitare de fortune j’ai pris le la.
Je me suis pris pour un poète en écrivant
Les mots qui passaient par ma tête comme le vent.

Pierrot t’avait prêté sa plume cette nuit-là.
A ta guitare de fortune, tu pris le la,
Et je t’ai pris pour un poète en écoutant
Les mots qui passaient par ta tête comme le vent.

J’ai habillé la dame brune dans mes pensées
D’un morceau de voile de brume et de rosée.
J’ai fait son lit contre ma peau pour qu’elle soit bien,
Bien à l’abri et bien au chaud contre mes mains.

Habillée de voile de brume et de rosée
Je suis la longue dame brune de ta pensée.
Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi.
A travers les monts et les dunes, j’entends ta voix.

Pour une longue dame brune, j’ai inventé
Une chanson au clair de la lune, quelques couplets.
Je sais qu’elle l’entendra un jour, qui sait demain,
Pour que cette chanson d’amour finisse bien.

Bonjour, je suis la dame brune, j’ai tant marché.
Bonjour, je suis la dame brune, je t’ai trouvé.
Fais-moi place au creux de ton lit, je serai bien,
Bien au chaud et bien à l’abri contre tes reins 

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Georges Moustaki – Sans La Nommer

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d’elle
Comme d’une bien-aimée,
D’une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.
{Refrain:}
C’est elle que l’on matraque,
Que l’on poursuit que l’on traque.
C’est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C’est elle qu’on emprisonne,
Qu’on trahit qu’on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu’au bout, jusqu’au bout.

Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui trame en liberté
Ou bon lui semble.

{Refrain}

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d’elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l’appelle
Révolution Permanente

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Georges Moustaki • Le meteque – 1969 -

Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec
et mes cheveux aux quatre vents.
Avec mes yeux tout délavés,
qui me donnent l’air de rêver,
moi qui ne rêve plus souvent.
Avec mes mains de maraudeur,
de musicien et de rôdeur,
qui ont pillé tant de jardins.
Avec ma bouche qui a bu,
qui a embrassé et mordu,
sans jamais assouvir sa faim.

Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec,
de voleur et de vagabond.
Avec ma peau qui s’est frottée,
au soleil de tous les étés
et tout ce qui portait jupon.
Avec mon cœur qui a su faire
souffrir autant qu’il a souffert
sans pour cela faire d’histoires.
Avec mon âme qui n’a plus
la moindre chance de salut
pour éviter le purgatoire.

Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec
et mes cheveux aux quatre vents,
je viendrai ma douce captive,
mon âme sœur ma source vive,
je viendrai boire tes vingt ans,
et je serai Prince de sang
rêveur ou bien adolescent,
comme il te plaira de choisir,
et nous ferons de chaque jour…
toute une éternité d’amour
que nous vivrons à en mourir
et nous ferons de chaque jour…
toute une éternité d’amour
que nous vivrons à en mourir.

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Georges Moustaki – Ma solitude -1966-

Pour avoir si souvent dormi
Avec ma solitude
Je m’en suis fait presqu’une amie
Une douce habitude
Elle ne me quitte pas d’un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m’a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Quand elle est au creux de mon lit
Elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits
Tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu’où
Ira cette complice
Faudra-t-il que j’y prenne goût
Ou que je réagisse?

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Par elle, j’ai autant appris
Que j’ai versé des larmes
Si parfois je la répudie
Jamais elle ne désarme
Et si je préfère l’amour
D’une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour
Ma dernière compagne

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

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